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Présidentielles 2022 : l’alternance populaire (le blog de Giordano Eturo et de Major Tom)

Pourquoi l’immigration de masse n’est plus tolérable

13 Juin 2020, 17:28pm

Publié par Giordano Eturo

Depuis les années 1970, la France connaît un processus constant d’immigration en provenance - pour l’essentiel - du continent africain (Maghreb et Afrique noire). En quarante ans, notre pays est  ainsi passé d’un peuple relativement homogène - blanc et de culture catholique - à une diversité de populations dont « le peuple d’origine » (celui constitué des différentes vagues de populations européennes) représente - certes - toujours la majorité. Depuis le début de ce processus et avec une constance redoutable, cette immigration a été présentée comme une chance par l’idéologie dominante (et après tout, pourquoi pas). Or, il n’en a rien été, et les dernières années permettent pleinement d’apprécier l’ampleur du désastre (entre islamisme et indigénisme anti-blanc).

Le peuple français, nous l’avons dit, a été sommé d’accueillir de nombreux immigrés qui sont venus s’installer avec leurs familles (et sans l’assurance d’y trouver un travail). Aucun débat n’a pu avoir lieu, parce que l’idéologie dominante en a fait un sujet tabou dont la moindre critique - à ses yeux - ramenait la France « aux heures les plus sombres de son histoire ». Combien de victimes politiques de la reductio ad hitlerum ? Combien de personnes courageuses « fascisées », rangées dans l'infamante catégorie des « réactionnaires » ? Combien de patriotes républicains et d’éclaireurs de conscience accusées de « faire le jeu du Front National, puis du Rassemblement National » ?

A cette sommation idéologique s’est ajouté un lavage de cerveau maquillé sous les traits bienveillants de l’antiracisme. En instillant l’idée pernicieuse que la France devait d’abord extirper le racisme qui était en elle (au nom d'un "racisme populaire" qui ne disait pas son nom), on a - du même coup - renforcé l’interdit implicite qui frappait déjà tout débat sur l’immigration. Comment, en effet, un peuple jugé raciste pourrait-il parler d’immigration autrement que sous un angle raciste ? Le procédé, avec le recul, était diablement intelligent : des ploucs dépassés et toujours suspectés d’intolérance étaient sommés d’accueillir sans broncher de nouveaux arrivants érigés en héros immaculés des temps (post) modernes. Rien n’illustre mieux ce discours dominant que la chanson de Daniel Balavoine, « L’Aziza » (1985) qui, sous couvert de délivrer un message de paix et de tolérance, décrit le droit d’une petite fille toute habillée d’innocence à s’installer dans notre pays où, pourtant, « son étoile jaune sera sa peau ». Commence alors le paradoxe - qui fera des petits - d’un pays où le peuple d’origine est si intolérant que de plus en plus d’étrangers veulent y vivre.

Pas de débat, donc (souvenons-nous de la tribune "nous ne débattrons pas" lors du quinquennat Sarkozy et de son fameux "débat sur l'identité de la France"). Et un dispositif idéologique qui revenait à dire aux gens : tenez-vous tranquilles. Bon an mal an, le peuple français a accepté ce processus d’immigration qui arrangeait tant le haut patronat (et alors même que celui-ci préparait la désindustrialisation du pays). La vérité oblige à dire que le peuple français s’est acquitté de cette obligation avec dignité eu égard à la masse des personnes accueillies sur la période (ce qui est tout à fait inédit dans l’histoire de France pour ce qui relève d’une immigration essentiellement extra-européenne). Bien entendu, puisqu’on lui refusait le droit d’en débattre, et puisque les gens qui accueillaient concrètement ces immigrés étaient ceux que les dominants traitaient de ploucs -  une partie du peuple prit l’habitude de dire « merde » pendant des années en votant pour la famille Le Pen (qui sentait bon le sulfureux : c’est bien pour ça qu’aucun de ceux qui ont quitté le FN/RN n’a réussi à dupliquer la démarche à son profit). Mais rien qui permette de conclure à un climat global de haine et de racisme (n’en déplaise aux vedettes du show business qui ont fait de la lutte contre le racisme un accélérateur de carrière). Étant entendu que les discriminations - c’est une évidence qui est rarement soulignée - sont le lot inévitable de toute immigration, parfois sur plusieurs générations. Et qu’elles ne sont graves que lorsqu’elles sont générales, jugées politiquement légitimes ou, pire, lorsqu’elles sont le résultat d’un système ségrégationniste comme ce fut le cas aux Etats-Unis jusqu’aux années 1960. Rien à voir, évidemment, avec la situation française de la fin du vingtième siècle et du début du vingt-et-unième. Les immigrés et descendants d’immigrés ont certes été confrontés à des discriminations (et le sont toujours), mais jamais celles-ci n’ont été systémiques et encore moins encouragées. Autrement, nous retrouvons notre paradoxe : pourquoi des gens aussi maltraités une fois installés auraient-ils encouragé d’autres étrangers à immigrer en France ? En vérité, le pays ne devait pas leur paraître une terre d’accueil aussi hostile que cela... 

Sur les discriminations, et puisqu’il était question à l’instant de chanson populaire, opposons Jean-Jacques Goldman à Daniel Balavoine : dans sa chanson « c’est ta chance » (1988), il décrit la seule attitude valable face aux difficultés liées aux inégalités de naissance : croire en soi et se battre. Et l’artiste - si talentueux - montre bien qu’être immigré n’est pas plus handicapant, pour réussir socialement, qu'être né avec un physique disgracieux. La France aurait dû écouter Jean-Jacques Goldman. Au lieu de cela, l’idéologie dominante - en miroir de la police de la pensée qu’elle entretenait sur son propre peuple - a préféré « victimiser » tout ce qui n’était pas blanc et de culture catholique. Le résultat a été explosif : tandis que les Français du peuple d’origine baissaient la tête, une partie des immigrés a développé une haine de la France tout à fait délétère, allant jusqu’à exercer une pression souvent fatale à ces innombrables immigrés qui, dans leur cœur, avaient fait le choix de la France. Je pense ici à toutes ces femmes qui ont dû se voiler par pression de leur communauté.

Cela a donné les innombrables « Trapistan » jouxtant nos métropoles et autres « territoires perdus de la République » où, bien sûr, la police républicaine ne pouvait y garantir l’ordre républicain parce que prétendument raciste... Cela a accouché du salafisme et des infâmes attentats islamistes sur notre sol (par des soi-disant compatriotes, dont l'Etat n'a même pas su organiser la déchéance de nationalité) : difficile en effet d’expliquer ces attentats sans le triptyque immigration de masse/dénigrement constant du peuple d’origine (de sa culture, de son histoire et de son caractère)/politique victimaire à l’endroit des immigrés. D’autres causes, bien sûr, seraient à mentionner, mais ce triptyque-là demeure incontournable si on veut commencer à comprendre quelque chose et éviter toute moraline. Cela a enfanté, enfin, l’indigénisme et son racisme militant (en écho aux événements actuels) : puisque l’homme blanc est devenu au fil des années « l’homme à abattre », pourquoi ne pas tenter de l’abattre vraiment, en commençant par les plus hauts symboles de son histoire et de sa culture ? Après avoir réussi à imposer leur culture d’origine sur des pans entiers du territoire national - avec la complicité et les encouragements des gouvernements successifs - pourquoi ces communautés dissidentes n’essaieraient-elles pas, désormais, de refaçonner l’imaginaire national à l’aune de leurs propres représentations ? Tout cela était écrit d’avance, comme une mécanique implacable qui devait conduire à la fragmentation terrible de notre nation.

Le moins que l’on puisse dire, donc, c’est que cette immigration n’a pas été une chance pour le pays. Non point parce que les gens qui nous ont rejoint seraient des barbares inassimilables (voilà qui serait faux et raciste). Beaucoup se sont d’ailleurs intégrés et font, dans tous les domaines, la fierté de la France. Ceux-là sont nos frères et nos sœurs, nos compatriotes. Le problème, ce n’est pas eux. C’est nous. Nous, qui avons été conduits à détester la France et son histoire. Nous qui avons expliqué à toute une jeunesse - de toutes les couleurs de peau - que notre peuple était coupable et que tous les porteurs de grief avaient bien raison de se torcher le cul avec le drapeau national et d'exiger repentance, reconnaissance et réparations. Dans ces conditions, le moins que l’on puisse faire pour épargner à notre beau pays l'épreuve d'une guerre civile - après avoir allumé cet incendie devenu brasier - est de mettre fin dans les plus brefs délais à toute immigration extra-européenne substantielle en France. En somme, il s’agit de stopper le flux continu d'immigration pour mieux se concentrer sur l’urgence de la situation : à savoir la sauvegarde de la cohésion nationale.

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