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Présidentielles 2022 : l’alternance populaire (le blog de Giordano Eturo et de Major Tom)

Debout, la majorité silencieuse !

14 Juin 2020, 13:46pm

Publié par Giordano Eturo

Juin 2020, en Occident (et singulièrement en France).

Des manifestations non autorisées qui se tiennent quand même, au mépris des décisions gouvernementales. Ce même gouvernement qui a laissé manifester en plein Paris des « sans-papiers » en colère et qui n’a pas souhaité faire respecter le confinement dans certains « territoires » (complètement) perdus de la République. Des sauvageons qui éructent sous les fenêtres des parisiens, et qui hurlent dans un mégaphone : « Éric Zemmour, on t’encule ! ». Des « identitaires » (immédiatement qualifiés « d’extrême droite » par les médias mainstream), exfiltrés par la police (« mis en examen ») afin que leur soit évité un lynchage en place publique. Une exploitation politique (pour ne pas dire une manipulation) à grande échelle d’une vraie tragédie américaine par la planète indigéniste. Une mise en accusation radicale des institutions républicaines, prétendument coupables d’un racisme structurel. Une dénonciation calomnieuse de fréquentes « violences policières » et de discriminations qui feraient d’une partie de la population des victimes permanentes d’un ordre oppressif et ségrégatif. Une famille fort peu recommandable (les Traoré) qui livre sa rage contre la République, et une République qui vacille sur son socle, incapable de réagir avec la force d’un Etat qui se prendrait un tant soit peu au sérieux. Un Ministre de l’Intérieur qui légitime la violation de la loi républicaine par une « émotion mondiale » qui lui serait, du même coup, supérieure. Ce même Ministre qui lâche sa police en rase campagne alors que celle-ci, épuisée, a protégé pendant des mois (en y laissant plus que des plumes) un pouvoir aux abois. Des œuvres et des statues - symboles de la culture occidentale - attaquées et détériorées. Des excités abreuvés de haine qui s’en prennent à la statue de Churchill à Londres (ou à Colbert en France) sans même se rendre compte que Churchill fut l’un des grands héros de la lutte contre le nazisme (le pire racisme qui soit si je ne m’abuse).

Devant ce déferlement de ressentiment haineux, la seule question qui mérite vraiment d’être posée est la suivante : jusqu’à quand ces provocations répétées, toujours plus folles et radicales, resteront-elles sans résistance de la part de la majorité du peuple Français ?

Un peuple français pris en otage par un militantisme gauchiste devenu odieux et dont la force provient essentiellement du pouvoir de l’image et des relais idéologiques (ou à défaut de la complaisance) dont il bénéficie parmi le bloc élitaire. Ce peuple français majoritaire - non seulement les descendants du « peuple d’origine » mais aussi bien entendu les patriotes issus d’immigrations récentes - ne peut plus compter, désormais, sur le pouvoir pour le représenter et pour le défendre. La République n’est plus la République. Elle n’est plus « en marche » - contrairement à ce que prétendent incarner les « macronistes » - mais moribonde, faible et lâche. Le temps n’est donc plus - et je suis le premier navré de devoir le constater - où « force devait rester à la loi » et où la République se faisait respecter.

L’époque est à l’odieuse dictatures des minorités. Elles seules, ce n’est que trop évident, ont l’écoute d’un pouvoir politique apeuré. Ces conditions nouvelles - une société où l’Etat se retourne contre elle-même - imposent au peuple majoritaire de reprendre son destin en main et de ne plus « s’en remettre » aux seules médiations institutionnelles. Il lui faut à présent occuper le pavé, manifester en masse, écraser symboliquement les minorités agissantes par la force du nombre. Opposer aux quelques 20 000 enragés qui veulent refaçonner notre imaginaire et faire de nous des « coupables éternels » le silence d’une foule immense et déterminée. Par un nouveau patriotisme de combat, le peuple majoritaire devra par ailleurs lui-même défendre ses symboles (œuvres, monuments, statues) puisqu’il ne peut plus compter sur l’Etat qui l’a trahi et abandonné (et nombreux sont les Londoniens qui, outre-Manche, ne pardonnent pas à l’Etat britannique d’avoir laissé faire un tel sacrilège), et ce quoi que puisse en dire l'actuel Président de la République dans la mesure où sa spécialité est de dire tout et son contraire, ce qui n'aboutit qu'à produire de l'indécision.

Au vrai, après avoir renoncé à la souveraineté nationale, Il n’était que trop logique qu’on finirait pas abandonner - dans ce funeste sillage - la souveraineté populaire (le règne relatif de la majorité) au profit du business et des minorités agissantes. 

C’est ainsi que dans un premier mouvement, le pouvoir politique a trahi le peuple qui avait voté « non » au référendum du 29 mai 2005 sur le projet de Constitution européenne. Puis, des gouvernements mal élus ont tout bonnement cessé de consulter le peuple français par voie de référendum, préférant chaque fois faire passer leurs réformes en force (toujours orientées dans le même sens et sous couvert de pseudo-concertations) avec le concours d’un Parlement dont les élus sont très majoritairement aux ordres, soucieux qu’ils sont d’abord de leur réélection. Puis - acte 2 de la trahison - le pouvoir s’est mis à gouverner de plus en plus ouvertement pour les minorités, et l’activisme militant a fini par nourrir sans modération l’agenda politique. Ce déni de démocratie n’est plus tenable. Les temps calmes sont révolus : commence alors celui des épreuves (si tant est qu’on ne soit pas rentré dans ce cycle depuis un bon moment). Et dans cette nouvelle séquence historique, notre démocratie ne sortira gagnante que si, enfin, la majorité populaire se rend visible et accepte le jeu des rapports de force. Le fait d’avoir en face d’elle une minorité fanatique, raciste et enragée - qui peut compter sur la faiblesse coupable de l’Etat - ne lui laisse guère d’autre choix.

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